Convocation à l'assemblée générale
Le 6 juin 2024 de 14 à 17 heures
au presbytère de La Suze, 14 ans après sa création, se tiendra
la 12ème AG de CeM72.
De l’eau a coulé sous les ponts, nous avons marché, réfléchi, échangé (parfois jusqu’à la rupture), nous avons accueilli des nouvelles marcheuses et de nouveaux marcheurs, nous avons célébré, nous nous sommes laissé.es transformer par ces échanges, ces recherches, ces doutes, nous ne sommes plus tout à fait les mêmes…
Alors, en CA, nous avons pensé qu’il serait bon de mettre cette assemblée générale à profit pour parler de ce qui, au plan individuel et collectif, nous est arrivé depuis 14 ans.
En 2009, nous nous étions retrouvé.es en accord avec cette invitation à « Ni partir ni se taire » lancée par Anne Soupa et Christine Pedotti ;
- Aujourd’hui, quelle traduction donnons-nous à cette invitation d’alors ?
Avec le recul, il semble que le slogan était bien choisi, et suffisamment ambigu pour pouvoir être encore cohérent aujourd'hui, à mon sens.
A la fondation de Cem72, nous disions puiser notre inspiration dans l'initiative fondatrice qui a construit le comité de la Jupe et la CCBF, mais aussi dans d'autres mouvements. Adhérents au "ni partir" de l'Eglise du centre de la nef, "ni se taire" pour faire entendre une opinion catholique dans l'Eglise, aux trois ministères , à ne rien demander mais tout espérer.
Depuis 15 ans, beaucoup de transformations ont eu lieu : nous mêmes , au contact cette communauté et de l'Evangile qui reste central pour elle, l'Eglise "institution" dans ses récents changements (élection de François, CIASE, démarche synodale, empreinte de la communauté de l'Emmanuel en Sarthe, nouvel evêque), le contexte local dans lequel l'association a évolué.
Le slogan et donc le projet, l'enjeu de "ni partir ni se taire" reste pour moi d'une grande actualité et j'ai envie de dire plus que jamais.
Ni partir, on pourrait dire rester , rester dans l'Eglise "peuple de Dieu", celle des marges, celle de ceux qui ont quitté l'institution, aussi des non baptisés animés par des attentes de vie spirituelle, mais aussi celles de l'institution , tellement en difficulté, tellement enfermée dans le cléricalisme dénoncé par François, et de tous ceux qui y restent attachés.
Ni se taire: prendre parole , exprimer le point de vue des membres de l'association, en faire un outil de dialogue avec les différents interlocuteurs possibles , une parole adressée , concrète, ancrée dans l'humanité manifestée par l'Evangile, qui ne renonce pas à produire du débat, de la réflexion, tout ce qui honore notre humanité commune. Une parole qui facilite les rencontres qui soutient la réflexion, créative de façons différentes de penser les problèmes et qui soutient la recherche de solutions collectives.
bref ,une belle utopie , un idéal vers lequel nous projette encore l'engagement de 2012.
Je pense qu'il est encore plus important d'exprimer cette opinion publique catholique dans l'Eglise depuis la crise des abus et les initiatives que Cem a menées à cette occasion, montraient bien que cette question était un élément de cohésion utile des différents mouvements du diocèse.
En 2012 nous avons fondé CeM72, association autonome, explicitement reliée à d’autres associations en recherche citées dans notre charte (en pièce jointe) adoptée en 2014.
- Notre charte nous parle-t-elle toujours au cœur ?
oui, tout à fait. La période qui a amené à la rupture du dialogue avec le diocèse, malgré nos tentatives de rétablissement, est situé et espérons derrière nous. l'article 8 de la charte prévoit pourtant ce dialogue avec les ministres ordonnés, sans qu'il soit écrit que celà signifie d'être d'accord avec eux. Ce point me parait important à clarifier. Je pense que l'écoute de ce qu'il se passe dans le diocèse doit rester active car le contexte ecclésial et ses rigidités restent présents (article 7).
Pour compléter , mais hors du cadre de vos questions :
- la question qui concerne l'avenir et la survie de l'association est celle de l'ouverture , aux plus jeunes notamment. les articles 5 et 6 y encouragent.
- la nature du lien avec la CCBF . souhaitons nous encore faire partie du réseau des associations et groupes qu'elle anime ? personnellement ,je le souhaite (mais je suis juge et partie ) et j'ai eu l'occasion d'en l'exprimer au CA
- faut-il interroger les statuts ? une co-présidence avec une répartition des axes de travail à des binômes serait-elle plus efficace ? et plus attractive pour les personnes qui nous rejoignent ?
Nous vous proposons d’explorer ces deux questions dès maintenant et dans le temps de l’AG.
Nous avons besoin de chacune et chacun, par votre présence ou votre contribution écrite.
Pour le Conseil d'Administration, Erick Marganne